Bio

Femme de lettres, artiste visuelle et conceptrice, chroniqueuse culturelle passionnée de la vie/du vivant, promotrice d'événements, de moments mémorables ou anecdotiques, émerveillée par les richesses artistiques de son Québec natal.




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« La victoire à plusieurs pères, mais la défaite est orpheline » - Anonyme

« En garde, si tu ne te rends pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !» - Le Bossu

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mardi 21 juillet 2015

Planet Terror : mon compte-rendu de ce film

Voici l'article, tel qu'il était paru dans la revue Brins d'Éternité no. 17, à l'automne 2007. 

Gabrielle Delavoie? C'est qui? C'est moi! Mon premier pseudonyme lequel je n'en étais pas tellement satisfaite à l'époque. Le Delavoie ne me signifiait pas grand-chose. Pas comme Syreeni, aujourd'hui. 

Bonne lecture!


Planet Terror – de Robert Rodriguez                                                              
Par Gabrielle Delavoie

     Pour ma première critique dans ce fanzine, j’ai choisi sans hésiter l’un des deux longs métrages du programme double Grindhouse, Planet Terror, de Robert Rodriguez, autant pour son « gore » et ses monstruosités démesurées que pour ses scènes bourrées de clichés et d’humour rocambolesque. Sans oublier ses effets spéciaux vraiment réussis, par exemple pour sa femme-canon et ses morts-vivants en tous genres, appelés des « infectés » par l’un des héros du récit.

Le récit
     Afin de faciliter votre lecture, je commencerai par quelques détails sur le cinéaste, puis je poursuivrai par la description de l’intrigue du film, pour terminer sur ses attraits formels.
     Robert Rodriguez est le réalisateur de cette œuvre cinématographique. Il a travaillé par le passé sur des projets comme Sin City ou la trilogie des Spy Kids, des films qui sont caractérisés par une forme de type BD pour le premier, et par des effets spéciaux à couper le souffle pour le second. Les projets de Rodriguez se révèlent le plus souvent – et même s’ils sont parfois élaborés à petits budgets – être des chefs d’œuvres cinématographiques par la qualité de leurs images et l’originalité de leur scénarisation.
     Le synopsis que donnaient la plupart des critiques de cinéma se limite à deux lignes : « Les rescapés d’un petit village texan tentent de se défendre contre une horde de zombies affamés les assaillant. » Bref, une description écourtée du fil conducteur.
     Je vous en propose une plus complète. Dans certains romans ou œuvres cinématographiques, le début du récit est présenté de telle sorte qu’il annonce à la fois les événements à venir et leur conclusion. Une mise en abyme plutôt révélatrice! Les premières séquences de Planet Terror se résument par le numéro endiablé, chaud – peut-être rituel – d’une danseuse à gogo, pour se terminer en larmoiement. Non pas que, physiquement, cette dénommée Cherry Darling fut atteinte par une quelconque atrocité; seulement, son métier lui inspire une telle désolation qu’elle ne désire plus le pratiquer. À la suite de sa voluptueuse danse, elle se hâte de sortir du club où elle travaille.
     Alors qu'elle marche seule dans la nuit, sur le bord de la route, plusieurs camions de style militaire roulent à ses côtés. Leurs conducteurs ne portent pas attention à elle, un incident se produit, elle tombe et se blesse à une jambe. Pour soigner ses blessures, Miss Darling se rend à un vieux restaurant /station d'essence à l’apparence délabrée. Par la suite, elle y restera pour méditer quelque temps sur son sort.
     Au cours des scènes qui se succèdent, plusieurs intrigues se déroulent et s’enchevêtrent à différents degrés. Je n’en nommerai que quelques-unes. Il y a celle du Lieutenant Muldoon et son étrange armée ; celle d’un conflit entre un mari et sa femme, où celle-ci, l’anesthésiste Dakota Block, se voit freiner dans ses desseins par son époux, pour une situation fortement stéréotypée, peut-être d’adultère, tandis que ce dernier, le Dr. William Block, s’apprête à rencontrer des cas pathologiques peu identifiables ; ainsi que celle relatant les relations tumultueuses d’un shérif et un certain El Wray. Pourtant, ce dernier viendra à la rescousse de plusieurs d'entre eux, tel un super héros.
     Ce justicier arrive sur les lieux pour rassembler et soutenir les survivants du massacre par les infectés, et leur servir de mentor et de guide. À nos yeux, il est complètement ridiculisé par ses maniements d’armes un peu loufoques et sa carrure de séducteur à peine musclé. Pourtant, les rescapés le considèrent être l’homme de la situation, puisqu’il semble instruit sur ces morts dégénérés, sait comment les anéantir et user des armes avec agilité. Il rencontrera – ou retrouvera –, au cours de sa route, une amie qui lui est chère : Cherry Darling. La pauvre perdra une jambe au cours de ce combat entre survivants/infectés, et c’est Wray qui viendra à son secours. Une jambe de perdue et dix de retrouvées ; au pied de son moignon, une mitraillette sera placée… Cherry Darling, El Wray ainsi que les autres survivants formeront une équipe pour affronter les dangereux morts-vivants.
     Parmi les nombreux personnages que l’on peut qualifier de « héros » dans ce film, Cherry Darling est, selon moi, la vraie protagoniste de ce récit. Bien que le super combattant ait son importance, il n’est que bien peu de choses à côté de ce que Cherry aura à accomplir. Cette dernière reconnaît avoir de multiples talents, mais ne sait pas quoi en faire. Wray lui trouvera une solution ! Sa nouvelle jambe apporte à la petite brigade de résistants une puissante arme de destruction massive. En plus, son compagnon lui souligne que sa destinée sera dorénavant de sauver l’humanité et, surtout, de trouver un remède au problème de prolifération des infectés.

Ses attraits formels
     Engageons-nous maintenant dans une autre perspective, celle de la structure filmique. D’où vient une de ses idées primordiales ? D’une simple musique ! Une mélodie répétée à nombre reprise   dans le film, dans des styles musicaux différents, se trouve être la source de Planet Terror. Lorsque Robert Rodriguez, son réalisateur, tente de créer un film, il ne commence pas par écrire le scénario, mais par composer sa musique. Une idée lui vient en tête, un type de musique spécifique – par exemple, dans le cas présent, celle d’une danseuse à gogo. Quand l’idée lui plaît, il conçoit à partir d’elle un personnage (ou plusieurs) : ici, Cherry Darling. Puis, il créera tout l’univers qui l’entourera. Résultat, ces pièces musicale portent en elles quelques touches orientales et de nuances rock, sensuelles, rythmiques, auxquelles se mêle parfois la douce voix de Rose McGowan, l’actrice personnifiant le personnage de Cherry Darling.
     Mais de quel genre filmique fait partie Planet Terror ? D’abord, il est un des deux volets de Grindhouse (ce terme anglophone vient des années 1950-1960, où beaucoup de films de qualité médiocre étaient projetés dans les cinémas en double diffusion, c’est-à-dire deux films pour le prix d’un). Rodriguez a conçu ici un hommage à ces vieux films, en demandant à un pair – Quentin Tarantino – de créer à son tour un film qui serait jumelé au sien, qui s’intitule Death Proof. Tous deux éprouvent une grande admiration pour les films de série B (films à petits budgets, mais qui auraient tout de même un impact sur le public) et pour les œuvres cinématographiques de George A. Romero, où les morts-vivants sont souvent présents.
     Des scènes coupées, de la friture et des grains imprimés sur l’image ont été disséminés à travers le long métrage. Et ce, pour une raison bien particulière : donner un caractère vieillot à Planet Terror (par la composition volontaire d’une piètre qualité visuelle), afin qu’il rappelle les films du passé.
      Par contre, ces effets visuels ne confèrent pas au film un caractère désuet, car il est rempli à souhait d’effets spéciaux spectaculaires : par exemple, ses zombies se décomposant, une femme-canon ou encore son « gore » déchaîné où l’hémoglobine gicle de toute part. D’autant qu’il est contemporain au maximum par sa convivialité (transmise par l’idée d’un « tous pour un et un pour tous »), ainsi que par ses touches d’érotisme.
     Donc, le récit découle d’une sorte de chimère entre le passé (ses cassures filmiques) et le futur (principalement ses effets visuels), tout comme le laisse entendre son dénouement utopique, que personnellement je trouve tout simplement magnifique ! Les héros de cette œuvre cinématographique surréaliste prennent en main leurs destins pour accomplir une besogne qui prend,  pour eux-mêmes, une tournure prophétique.


Pour en savoir plus :
-           http://www.grindhousemovie.net/

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