Bio

Femme de lettres, artiste visuelle et conceptrice, chroniqueuse culturelle passionnée de la vie/du vivant, promotrice d'événements, de moments mémorables ou anecdotiques, émerveillée par les richesses artistiques de son Québec natal.




« Tout le monde peut trébucher, se fourvoyer, sans être perdu pour autant » - Professeur Charles Xavier

« Les êtres d'exception ne respectent pas les règles. Ce sont eux qui les réécrivent » - Katniss Everdeen

« Qui ne dit mot, consent » - Proverbe

« La vie d'un individu a un sens seulement si elle contribue à rendre la vie de tous les êtres vivants plus noble et plus belle » - Albert Einstein

« Le temps est sans importance. Seule la vie est importante » - Le 5e Élément

« La victoire à plusieurs pères, mais la défaite est orpheline » - Anonyme

« En garde, si tu ne te rends pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !» - Le Bossu

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¤ Horaire des parutions ¤

Pour un temps indéterminer, cette formule :

« Deux billets par semaine. Pêle-mêle.
Généralement le jeudi et le dimanche, à midi. » sera suspendu jusqu'à ce que je retrouve mes aises dans mon nouveau chez.

Merci de votre attention.


Crédits

Les différents intitulés de mes gadgets/textes informatifs ont été créé comme logo à l'aide du site générateur de logo Cooltext.
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jeudi 24 novembre 2011

Mon expérience du Salon du Livre de Montréal

    
     Bonjour, bonjour, me revoilà! Je n'ai pas visité mon blogue depuis un bout! La semaine dernière, il m'est arrivé une situation tout à fait hasardeuse. Je me suis dégoté un emploi au Salon du Livre de Montréal! J'avais déjà eu l'intention d'en trouver un l'an passé, mais je ne savais pas comment procéder. Cette année, en octobre, je me suis faufilée dans les interstices d'emploi-s potentiels et suis parvenue à mes fins. Résultat : une semaine intense, en expériences au service à la clientèle, en découvertes du milieu de l'édition et pour mes jambes, c'est-à-dire qu'il fallait passer des heures debout à surveiller livres et visiteurs sans espérer grands mouvements. Le travail ne me fait pas peur mais comme je suis quelqu'un qui a besoin de bouger, le côté inertie m'a moins plu. D'ailleurs, à ce sujet, un aspect de la vie d'écrivain m'horripile. Le fait que le métier ne permette pas beaucoup d'exercices physiques. Toutefois, je m'y adonne avec tout mon cœur et toute mon âme, parce que je m'y sens bien. 


Heureuses rencontres

    Vous pouvez donc me retrouver comme surveillante et conseillère dans une section de l'événement. J'ai pu, malgré ce que m'imposait l'emploi, voir quelques personnes de ma connaissance. J'y ai croisé Pierre H. Charron et sa compagne, Isabelle Lauzon et sa petite famille - vue très rapidement (j'étais tellement surprise quand elle m'est apparu :-S - toute concentrée que j'étais, par mon emploi; je lui dois des excuses à cet égard. J'y ai salué Sylvie Gaydos, Marie Laporte, à différents moments. Je me suis entretenue avec Marianne Cayer, charmante et passionnée par ses lectures. J'y ai rencontré pour la première fois Lucille Bisson, même si nous avons manqué de temps pour nous parler et aperçu Audrey Parily que je ne connais que de blogue et d'autres personnes dont les noms m'échappent. 
    Sans oublier ce fameux 5 à 7 du samedi, pour y trouver les passionnés de notre blogosphère des littératures de l'imaginaire. Un imposteur était toutefois parmi nous : un Guillaume Houle souriant que nous pardonnons rapidement. lol Ce fut un plaisir de te revoir et d'apprendre comment va ta maison d'éditions. :-) 
    Et dire que je me suis retrouvée à promouvoir, bien involontairement, mon blogue, à ce moment-là. Comment en dire de belles choses quand peu d'écrits y paraissent? Plusieurs de mes interlocuteurs m'avaient demandé quel était son intitulé. Je m'étais alors sentie mal à l'aise d'en parler. 


Triste de vous avoir manqué

    J'ai vu passer à trois reprises la chevelure de feu sur un dos noir (quel contraste!) d'Ariane Gélinas, mais malheureusement, vu l'heure achalandée, je ne pu la prévenir de ma présence et la saluer. :-( Même situation quand j'ai remarqué le passage de Dominic Bellavance près de mon kiosque! Pas pu le féliciter - en personne - pour son bébé! :-S Ni de saluer Natasha Beaulieu dont je savais la présence cette année, au kiosque d'Alire. C'est bien la première fois que je la manque! :-(


À l'affut de personnalités appréciées

    J'y ai vu aussi quelques personnalités que j'estime. Pas que ceux assignés à un siège pour une séance de dédicaces (comme Normand Lester, Lise Dion, Louis-José Houde, Michèle Richard, Mélanie Vincelette, Michèle Laframboise, Yanik Comeau, Anne Robillard, Richard Petit...), des visiteurs comme vous et moi, explorant à leur tour le salon. Celui qui m'a le plus intriguée est le passage d'Yan England dans ma section, et ce, pour un bon quart d'heure. Un comédien que j'admire et trouve génial! À d'autres moments, j'ai entrevu India Desjardins, Michel J. Lévesque, Jasmin Roy, sans pouvoir leur glisser un mot...


    La tête trop concentrée par mes tâches d'employée. Ces artistes - à leur façon - semblait pour moi être comme les autres, à observer tous les beaux livres que peut offrir cet événement ou à dialoguer avec un auteur en dédicaces. Bien que je les connaisse un peu plus (dans leur métier, leurs façons de penser) que les autres visiteurs, des anonymes, pour moi. Ça fait longtemps que je ne réagis plus avec nervosité en voyant une « vedette ». (À moins d'être particulièrement impressionnée par sa action, ses qualités, etc.)


    Voilà comment c'était déroulée mon expérience cette année! Enrichissante sur bien des points. Pas juste de petites visites sporadiques à errer dans la salle, sans trop savoir à qui parler, surtout aux « heures de pointe ». Je suis contente de mon expérience - autant comme visiteuse que employée - et possiblement la renouvellerais l'an prochain.

    Sur ce, je vous invite à lire les commentaires d'autres blogueurs qui vous racontent, à leur tour, leurs aventures au SLM 2011 :


Mariane Cayer
Isabelle Lauzon
Ariane Gélinas
Lucille Bisson
Pierre H. Charron
Sylvie Gaydos

mercredi 27 juillet 2011

Retour à l'inertie

         Je replonge ce blogue dans son congé estival. 

     Je ne peux pas m'en occuper, trop de besognes à accomplir pour les prochains mois. Voici un aperçu d'un de ces projets, un projet d'édition que je pourrais qualifié de «projet-test», mais à y voir l'allure et le développement qu'il prend, il pourrait devenir bien plus qu'un test. Depuis que je me suis mise à l'étude et à la pratique du logiciel de PAO Scribus, je m'amuse comme une folle. Et ça avance plus vite que je ne l'aurais cru. Avoir su, je me serais lancée bien plus tôt. Vive les livres-guides des éditions Eyrolles!!! Sans eux, je ne serais pas là où je suis rendue à présent.



J'en avais déjà parlé sur ma page d'auteur/créateur (page qui n'existe plus - noté le 16 janvier 2016), mais il me semblait nécessaire d'en faire part, également, ici. Parce qu'un jour, mon travail sera des plus avancés, j'utiliserais alors mon blogue pour en faire la promotion. Autant vous en glisser un petit mot dès maintenant.

J'ai hâte de le voir se matérialiser sur papier. Ça sera un grand jour! ~:-D

D'ici là, il faut que je bosse. Travail sur sa mise en page, sur son contenu (textes et images), étude sur les droits qui y sont reliés et quête d'éventuels imprimeurs, distributeurs et publicités. Tous les volets d'édition quoi! 

Tellement passionnant!


Sur ce, je souhaite que vous continuez à passer un bel été!!

vendredi 29 avril 2011

Quand on parle du loup... et de mon congrès

Le titre que j'avais choisi pour ce court billet faisait allusion à l'auteure dont je commentais le dernier roman dans mon précédent billet. Elle sera présente cette année au congrès Boréal!!!!

J'aime beaucoup la plume de cette auteure, ses nouvelles (je m'ennuie de celles-ci, parce que ça fait longtemps que Mme Beaulieu en a fait paraître - ces dernières auraient été publiées dans la revue Alibis, il y a 4 ans, si je me fis à son site web) - et ses romans de fantaisie urbaine (sa trilogie des Cités intérieures). Je me souviens d'avoir été littéralement enchaînée par le dernier volet, voulant savoir tout de suite ce qui se passait et ne pouvant pas lire plus vite que ma vitesse de lecture normale.

Chaque fois que je tente de lui parler (aux Salons du Livre de Montréal) - j'avoue que je suis impressionnée et un peu intimidée, perds mes mots. Comme l'année dernière, lors du dernier Salon. Pas moyen d'aligner deux mots correctement. J'imagine que c'est également arrivé pour vous? Pour des auteurs que vous admirez? ou d'autres types d'artistes?

En fait, je ne saurais pas réellement quoi lui dire pendant le congrès, sauf lui parler de la critique que j'ai écrite sur son livre. C'est une critique étoffée, vous avez remarqué. J'ai pensé l'envoyer à un fanzine ou une revue avant de la publier ici, mais au bout du compte je ne savais pas trop à laquelle (Je pensais à Clair/Obscur, mais on ne sait plus trop ce qui se passe pour lui.)

Il y aura également un autre auteur que j'apprécie : Joël Champetier! Il sera plus qu'un simple invité au congrès, il y sera invité d'honneur! Par ailleurs, ne craignez pas de ne pas le voir. Il n'aurait manqué aucun Boréal depuis sa naissance en 1979. Sauf lorsqu'il y a eu le congrès mondial Anticipation à Montréal en 2009. Je le sais, parce que j'étais présente à toutes les journées et que je ne l'y ais pas vu, héhé! (Sauf à la remise des prix Boréal, à la toute fin.)

Je n'ai en tout lu que deux de ses romans (La peau Blanche* et La mémoire du lac). Et il en a écrit beaucoup. Autant des romans pour adulte que jeunesse. Il a également écrit de nombreuses nouvelles et je n'en ai lu aucune. Il faudra que je me rattrape. Bien que j'ai fait peu de lecture de cet auteur, je l'admire surtout en tant qu'écrivain.

Je ne crois pas me retrouver avec le même problème que Mme Beaulieu pour lui parler. J'y suis parvenue au congrès dernier, même si ce n'était pas au sujet de son oeuvre, mais d'un point qu'il avait traité durant sa dernière table-ronde. (Il avait mentionné que la revue Solaris allait publier un texte Lovecraftien et j'ai cru que cela pourrait être celui qu'avait soumis un ami. Hélas non. Pas grave, j'ai quand même fait le pas! :-D ) 

*Saviez-vous que La peau blanche a été adapté au cinéma et porte le même titre? C'est d'ailleurs par le film que j'ai découvert l'auteur. J'avais eu envie de lire le livre, considérant que, parfois, il est meilleur que le film. La fin du livre est différente de ce dernier (d'ailleurs, je n'ai pas compris pourquoi ils l'ont changé. Censure?). Pour le film, d'une part, il a été réalisé au Québec et d'une part, il est un des rares films québécois où il y a une dose de fantastique.


Sur ce, je vous laisse avec l'affiche officielle du congrès Boréal qui se déroulera cette année les 13, 14 et 15 mai, à Montréal, à l'Hôtel Espresso. Nous y retrouverons ses habituelles activités, entre autres (pour les néophytes), des tables-rondes sur le métier d'écrivain, sur l'édition et le thème de cette année qui est « Escales imaginaires : les genres en mouvance ». Également, le concours d'écriture sur place, une salle d'exposition (pour les artistes et illustrateurs qui travaillent dans le milieu, tantôt professionnellement, tantôt comme passe-temps), section ventes de livres, séances de signature, remise des Prix Aurora/Boréal*. Si vous désirez connaître l'histoire de ce congrès ou en apprendre plus, visitez son site web.

BON CONGRÈS À TOUS!!!

*Noter que ma nouvelle de SF que j'avais publiée dans le fanzine Katapulpe se trouvait dans la liste des mentionnées. Pour plus de détails, allez ici.

dimanche 17 avril 2011

Mon compte-rendu du roman « Le deuxième gant » de Natasha Beaulieu

Bon, je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps pour la critique de roman que je voulais faire apparaître ici. C'est la version longue et un peu plus subjective que celle que j'avais publié sur Côté Blogue. J'espère que vous en serez satisfait. Je me devais de faire cette lecture et de réaliser un commentaire-critique, car il s'agit là d'une de mes auteures préférées et j'avais hâte de lire du nouveau d'elle. À la prochaine!

Cela fait bien trois ans que Natasha Beaulieu ne nous avait rien laissé sous la dent, sauf un énoncé sur son prochain roman : «Un thriller sur un fétichiste de gants ». D'ailleurs, celui-ci parut au printemps dernier, toujours chez Alire, dans un grand format, la couverture présentant une main gantée derrière laquelle une clôture de barbelés se dresse. Ne vous attendez pas à une histoire de merveilleux urbain, comme elle nous avait habitués. Il s'agit ici d'un roman réaliste, historique, reposant sur des intrigues dures, troublantes, singulières, uniques, aux saveurs plus corsées que sucrées.

Cliquez sur l'image pour retrouver
 ce roman sur le site leslibraires.ca


Nouvelle vie saisie au passage

Le deuxième gant relate les tribulations d'une jeune femme, Marie-Aile, qui vit au côté d'un homme qui la maltraite. Ses amis lui rappellent sans relâchent qu'elle mène une relation malsaine et qu'elle devrait s'en départir. Mais l'héroïne semble incapable de le faire par ses propres moyens.

Chaque matin, la même routine : elle prend le métro pour se rendre au boulot. Or, un jour, avant que le train n'arrive, une femme d'allure excentrique lui demande son nom, sans plus, avant de s'éloigner. Quelques jours plus tard, cette femme mystérieuse, à l'accent étranger, la recroise et lui glisse à l'oreille « L'amour naît parfois de la cruauté ». Avant de s'éclipser de nouveau, elle lui laisse un de ses gants.

Marie-Aile est piquée par la curiosité. Elle décide de retrouver l'étrangère, quitte à la retracer avec l'aide (de l'étiquette cousue à l'intérieur) du gant. Tour à tour, elle vivra des expériences qui la feront évoluer, comprendre et mieux saisir sa vie.



Réalité passée mise en fiction

Natasha Beaulieu n'explore pas que l'attirance pour les gants chez ses personnages, elle fait également ressortir des souvenirs de la Deuxième Guerre mondiale : des faits, gestes, émotions envahissent les lieux, nous présentent l'état d'un monde, de pensées et de comportements de cette époque, qui se répercute encore en l'an 2000. Traiter de la Deuxième Guerre mondiale dans un roman réaliste demande une recherche minutieuse et une écriture impeccable. Serait-ce pour cette raison que l'éditeur insiste à dire que ce roman est probablement le plus ambitieux de l'auteure? Pourtant, sa trilogie Les cités intérieures, en plus des nouvelles s'y rattachant, furent déjà un projet fort d'envergure. Certes, l'auteure est parvenue à glisser des personnages et des réalités fictives, tout en restant cohérente vis-à-vis de cette réalité passée. Mais l'épanouissement des intrigues demeure ici, figé et fermé dans le roman.

Je pense que les problèmes que nous y rencontrons – et qui déplaisent à certains lecteurs - proviennent d'ailleurs. D'un manque ou d'oublis dans la construction des personnages et des liens qu'ils tissent entre eux.



Pour le meilleur et pour le pire 

Le roman dans son ensemble est une lecture agréable où l'on a envie de suivre les péripéties de ses personnages. Du moins, si on ne considère pas, avec un trop grand intérêt, son héroïne. Ce personnage manque de personnalité, on dirait qu'elle en n'a qu'une toute petite, toute faible, en sourdine. Tout au long de ma lecture, ce personnage me laissait perplexe. Elle paraît comme étant une femme soumise à son conjoint. Or, je n'arrivais pas à percevoir son état psychologique. Elle est nonchalante et n'a aucun mot à dire. Et ce n'est pas parce qu'elle en a. La seule Raison – au sens moral – qui émerge du personnage est l'Inconscient de Marie-Aile qui la pousse à aller voir ailleurs, à fuir sa situation.

Elle me semble décalée dans le temps présent du récit, provenir d'une époque archaïque, des années 60 ou antérieurement. Une époque où il était normal qu'une femme soit battue par son mari et se taise. Toutefois, je n'écarte pas qu'il soit possible qu'une telle situation puisse exister encore de nos jours. Or, au lieu de se rebeller ou de témoigner l'inconfort de sa situation à ses proches - même à son agresseur, Marie-Aile reste indifférente, lasse, accepte son sort sans rechigner. Ce qui la rend insaisissable.

Un malaise général

Dans une critique sur le roman paru dans le journal Voir (17 juin 2010), Christine Fortier fait l'éloge du malaise que suscite constamment le roman de Beaulieu. En effet, il est présent tout au long de l'histoire : chez l'héroïne en elle-même, dans ses relations avec son entourage (ex. un conjoint malveillant, un frère entiché d'elle, un amoureux transi qui l'a toujours eu dans l'oeil), dans les liens qui rattachent les personnages entre eux, dans les événements pleins de mystère. Le malaise se poursuit même jusque dans la construction du roman. Jusqu'à une lecture avancée, j'avais l'impression qu'il y avait un problème dans la narration. Dans la première partie du roman, la narration est au "il". Donc, une mise en place de la situation et des héros principaux. Tout à coup, à la deuxième partie, voire un des derniers chapitres de la première, la narration objective devient subjective (parole à Marie-Aile). Est-ce le souhait d'offrir un point de vue introspectif? Pas vraiment. Elle raconte ce qu'elle vit – comme si elle avait été une narratrice ignorante – et s'interroge sur le pourquoi des événements. Un récit décrivant ce qui se passe, sans tellement pousser dans les émotions.

Revenons à la personnalité propre de notre héroïne. Son silence en tout et sur tout, déjà difficile à suivre, ôte l'envie d'assister à ses péripéties. En fait, Marie-Aile est une sorte d'antihéros du début à la fin. C'est son entourage qui l'aidera à sortir de son impasse et la manipulera à ses desseins. D'ailleurs, j'ai préféré talonner les intrigues qui tournent autour de l'héroïne, paraissant plus palpitantes que les siennes. Seuls la curiosité qu'elle éprouve pour les gants et tout un univers de pensées qui se cache derrière m'incitèrent à poursuivre le roman. Je suis arrivée à la conclusion que le protagoniste du roman n'est pas réellement ce personnage effacé qu'est Marie-Aile, mais bel et bien le pouvoir de la Manipulation, et ce, sous toutes ses formes.


Le roman Le deuxième gant ne s'adresse pas à tout public. Il véhicule des intrigues étranges, parfois choquantes, pouvant déranger les lecteurs impressionnables. Le deuxième gant trouverait preneur chez les adeptes de ce genre de lecture complexe et les curieux intéressés par une œuvre de littérature marginale. Vous serez d'abord un peu déstabilisé, mais, petit à petit, vous plongerez dans un univers de mystères, d'incertitudes et d'exotisme qui exalteront votre lecture, chacun y trouvant son compte.


Note

À l'origine, ce billet était paru sur mon ancien blogue tour à tour intitulé « Culture volubile », puis « Les Arts de Syreeni ». Je le réédite parce que je trouve son sujet intéressant et je ne veux pas qu'il tombe dans l'oubli.

vendredi 1 avril 2011

Kaamelott, une série à ne pas laisser glisser entre les doigts


Quelle belle trouvaille que de commencer une série d'articles sur une télé-série comique que j'adore en cette journée du poisson d'avril! Au plaisir d'avoir pu vous faire rire et découvrir ce petit bijou français.


       Connaissez-vous la télé-série française Kaamelott? Une série mêlant la légende du roi Arthur aux mœurs de sa cour à Kaamelott, le tout raconté avec un souci du détail historique, tout en demeurant en légèreté par son humour burlesque. L'émission fut diffusée au Québec pour la première fois en 2007, sous l'égide d'Historia et se constitue en une suite de capsules humoristiques qui, dans les deux premières saisons, ne dépassent pas les quatre minutes. Chaque capsule est découpée en trois actes, comme dans une pièce de théâtre et comprend également des courtes introduction et conclusion.

        Au fil des saisons, l'émission s'est rallongée de 20 à 30 minutes (plus le récit devenait dramatique), jusqu'à atteindre les 45 minutes. Les saisons, appelées ici Livre ou Tome, sont au compte de six. Au terme de la série, son créateur, Alexandre Astier, souhaiterait réaliser quelques films basés sur celle-ci, mais préfèrerait avant en réaliser d'autres, afin de s'habituer à ce nouveau média, dont il n'est pas encore très très familier.


Voyons d'un peu plus près                                 - - - - - - - -
                                                                     Karadoc et Perceval inquiets
       Un célèbre roi, sa cour, leurs péripéties. Les intrigues sont nombreuses, mais plusieurs reviennent de temps en temps, les plus absurdes, les plus ridicules ou les plus amères, les plus graves. Comme les chevaliers Perceval et Karadoc qui se retrouvent constamment à la même taverne au lieu d'aider leur roi dans sa quête du Graal ou les éternelles chamailleries entre Arthur et la reine Guenièvre, mariés par alliance. Plusieurs internautes disent que le roi ne supporte pas la reine, or, il me semble que cette affirmation soit fausse, car les deux dorment toujours côte-à-côte (sauf les fois où Arthur invite une de ses maîtresses*) et parviennent à se sentir. Leur union demeure stérile, le roi ne la trouvant pas de son goût, tandis que Guenièvre patiente, attend, de façon naïve, qu'il prenne un peu plus soin d'elle.

*ajout intentionnelle de la part d'Alexandre Astier.

Maintenant, un peu de visuel

       Vous savez, d'ordinaire, un chevalier doit se montrer fort, courageux, exemplaire, c'est un fait. Or, le seigneur Bohort de Gaunes, chevaliers de la Table Ronde, est une véritable poule mouillée. Il a peur des animaux sauvages se trouvant dans la forêt. Voyez dans "Un bruit dans la nuit", le lien étant associé à l'image que voici :

 (le personnage de gauche est Arthur)

Quelques répliques inavouables de ce cher Bohort :

(Livre I, épisode 13)
 [À Arthur, Léodagan et Venec]  
- Ça vous ennuie si je vomis ?

(Livre I, épisode 86)
[À Arthur, Perceval et Léodagan]
- Moi aussi, je ne me sens pas dans mon assiette, 
j'ai jamais beaucoup aimé les tunnels.

Et mention à celle-ci, énoncée dans l'épisode que vous venez de visionner =>

(Livre I, épisode 61)
 - J’irai me coucher quand vous m’aurez juré qu’il n’y a pas dans cette forêt 
d’animal plus dangereux que le lapin adulte !





Si vous souhaitez en connaître la genèse, visiter la page suivante (cliquez sur l'image). Cette page offre une excellente description du parcours de son créateur, Alexandre Astier.




Note

À l'origine, ce billet était paru sur mon ancien blogue tour à tour intitulé « Culture volubile », puis « Les Arts de Syreeni ». Je le réédite parce que je trouve son sujet intéressant et je ne veux pas qu'il tombe dans l'oubli.

vendredi 25 mars 2011

Atelier «Revues, magazines... et fanzines» de la BANQ


     Depuis peu, j'ai eu le loisir de participer à un atelier intitulé Revues, magazines... et fanzines offert par la Bibliothèque et Archives Nationales du Québec (BANQ) à Montréal. Cet atelier permet à tous (usager ou non) d'une part de différencier les différents types de publication. D'une autre part, de nous présenter quelques ouvrages ainsi que de nous apprendre que chacun est catégorisé selon l'âge auquel ils sont destinés et selon leur thématique (aussi appelé «Rubrique»). D'une tierce part, nous familiariser avec des techniques de recherches dans les catalogues de la BANQ et des ressources électroniques* disponibles (dont certaines ne sont accessibles que si vous êtes membres de la bibli).
Ex. Âge : « 1 à 3 ans », « 7 à 12 ans », « adolescent », « adulte »

Ex. Rubrique : « Arts », « Géographie et Voyages », « Histoire », « Langues et Littérature »
     À noter qu'il est important, lors de nos recherches de documents, d'être exacts quant au titre de l'ouvrage recherché. Côté négatif, si on souhaite découvrir une revue ou un fanzine, il faut alors vagabonder dans les différentes rubriques et espérer tomber sur l'une ou l'autre publication.

*Il existe un autre atelier ne traitant que de ces ressources, ainsi que des revues sous cette plateforme qui nous sont accessibles. Voir ici
** La photo a été trouvé ici, si jamais il y a un problème, faites-moi en part. 


Fanzine = ouvrage problématique?

     J'ai assisté à cet atelier surtout pour le volet fanzine, comme vous vous en doutez. Mais c’est à peine si le sujet avait été survolé, entre autres, par le peu de connaissances de l'animatrice et le manque d'accessibilités des ouvrages. Je me suis sentie dans le devoir de lui en glisser deux mots, de lui nommer ceux que je connais, et parallèlement de lui parler d'un lieu de réunion annuel de quelques-uns de leurs créateurs, soit le Congrès Boréal. Au moins, elle n'était pas néophyte au point de ne pas être connaître Expozine. C'est déjà ça.

Exemple de fanzine
     Le problème n'est pas limité à l'animatrice, mais à tout usager de la Grande Bibliothèque, parce que les fanzines ne sont pas à la portée de tous, comme les magazines de la section Actualités, de même que ceux qui ont été reliés de telle sorte que nous pouvons les emprunter comme un livre*. Les créateurs de fanzines ne pensent pas à cet aspect de leur diffusion ou ne sont tout simplement pas au courant. Ils effectuent leur dépôt légal et ça s'arrête là. Quel dommage! Si le système était différent, leurs ouvrages acquéraient une plus grande notoriété et, par le fait même, un plus grand public. Il faudrait laisser davantage d'exemplaires ou les relier ou créer un atelier rien que sur eux, pour les faire découvrir à tout un chacun. 

*Hum... je ne suis plus tout à fait sûr sur ce point, il faudra que j'effectue une petite vérification. Désolée de l'inconvénient. 


Jouer sur les mots

     Concernant la distinction entre revue et magazine, après cet atelier, je suis demeurée perplexe. Je pense que l'animatrice (ou la Grande Bibliothèque) désignait pour revue ce que j'aurais désigné pour magazine. Se peut-il que les directions littéraires se trompent chaque fois qu'elles écrivent le mot « magazine » sur la première de couverture de leur ouvrage? Ce que c'est confondant! Qui a raison?

     Plusieurs semaines avant cet atelier, j'avais effectué par moi-même une petite recherche pour discerner les appellations. Je me suis rendu compte que l'expression la plus juste pour les périodiques spécialisés est « revue », tandis que l'expression « magazine » serait en fait un anglicisme, qui à l'origine désignait un journal. C'est vrai que le magazine est pas loin d'un quotidien, puisqu'il comporte des éléments d'actualités et parfois est publié semaine après semaine, comme ce dernier, jour après jour. 
=

     D'après l'animatrice, une revue est spécialisée dans un domaine particulier et comporte des actualités. Alors qu'un magazine porte sur plusieurs sujets et nous témoigne d'abondantes publicités. Donc, le périodique Vogue serait, selon ses critères, un magazine (ok), que Plantes et Jardin le serait également, même s'il est spécialisé dans l'horticulture (!?) et contient des éléments actuels, comme les derniers développements techniques (hein?). Mais alors, pourquoi est-ce que l'animatrice – ou la Grande Bibliothèque – considère celui-ci comme une revue, alors qu'il est écrit ceci sur la première de couverture : « Le magazine pratique du jardinage »! Par ailleurs, la publication Le Libraire est classé dans la catégorie revue, même chose pour Lurelu (ok pour les deux). C'est vrai que ces publications font plus des survols de ce qui se fait au Québec au cours de la présente année plutôt que vraiment approfondir des sujets.

     Deux seules distinctions concrètes me parviennent à l'esprit. 1) Le magazine a besoin de publicités pour survivre, alors que la revue persiste grâce – la plupart du temps – à des subventions - et des dons, j'imagine. 2) Le magazine a une plus grande diffusion favorisant un moindre coût contrairement aux revues qui ont un public limité, parce qu'ils n'ont pas de sujets diversifiés, mais une thématique ciblée.

     Voici un petit schéma récapitulatif : 


Magazine
Revue
- Clin d'oeil
- Plantes et jardin
- Vogue
- La semaine
- Safarir
- Etc.
- Solaris
- Lurelu
Enfants Québec
- Ulysse
- Éventuellement Brins d'Éternité?

     Si ces publications sont catégorisées de cette façon, c'est donc dire que les Moebus, Exit, Biscuit Chinois, Zinc, etc. de ce monde sont également des revues... des revues spécialisées en création littéraire. Ça tient.


Entre-deux

     Je me demande s'il existe des revues qui se comportent comme des magazines. C'est-à-dire dans lesquels on retrouverait beaucoup de publicités - d'organismes/de professionnels/d'institutions - tout en offrant des textes songer et enrichissant. Des revues ne parlant pas nécessairement de sujets légers ou sensationnalistes comme les dernières gaffes de starlettes américaines ou de la mode vestimentaire de la dernière saison. Des ouvrages plus approfondis, tout en étant accessibles à tout le monde. Ou du moins, proposant une thématique qui pourrait tous nous intéresser, piquer notre curiosité.
Par exemple, imaginons une revue historique avec des publicités et des commandites se rattachant à ses thèmes. Comme des annonces des prochaines expositions de musées historiques (ex. Maison St-Gabriel, Musée du château Dufresne, Musée Pointe-à-Callière), des annonces de couturières spécialisées en vêtements historiques et de boutiques du costume où il serait possible d'avoir les services et acheter des produits (autres commandites pour la revue). Même chose avec des annonces/publicités pour de prochains congrès, foires, événements spéciaux, etc. En outre du volet commandite, cette revue pourrait parler des métiers ancestraux, des fêtes organisées à cette époque, qui existent encore ou plus aujourd'hui, etc. Une revue qui serait divertissante (comme le font les magazines) tout en permettant d'apprendre sur une époque révolue. Et ces ouvrages entre-deux pourraient être abondamment illustrés, sans pour autant que les clichés/illustrations prennent toute la place. Une peu dans la même veine que les premiers Nocturne.

     Quel beau rêve! À moins qu'il en existe pour de vrai. Si vous en connaissez, faites-les-moi savoir. J'ajouterais alors une partie complémentaire à ce billet. ;-)


     Pour conclure, j'ai apprécié cet atelier. Quoique je lui aurais donné une bonne demi-heure de plus. Savez-vous que la Grande Bibliothèque en offre une multitude d'autres? Tantôt sur les publications, collections de livres et la cherche dans les différents catalogues, tantôt sur l'emploi et le départ d'entreprise. Je ne les connais pas tous. Celui-ci fut mon premier, et certainement pas mon dernier. Précisons que la BANQ vaut le détour, en raison des conférences qui sont offertes au grand public, ses visites guidées de l'édifice, ses colloques, ses expositions. Sans compter ses cinq étages à visiter. Un palier est réservé aux enfants et à la littérature jeunesse, un pour les actualités et accueil, deux immenses pour les livres, un pour les DVD et CD. En plus des trois centres d'archives parsemant l'île et d'un quatrième accessible à même le bâtiment principal.

vendredi 28 janvier 2011

Bilan annuel - de 2010 vers 2011

EN DEUX MILLE DIX
Une année vient de passer



Visites annuelles
Congrès Boréal (à Québec cette année), Salon du Livre de Montréal, visite d'expositions, Les Francofolies, Festival Juste pour Rire, Festival de Jazz, etc. 

Conceptions 
Réorganisation de mon blogue de chroniqueuse culturelle, ouverture de ma page web d'écrivain (encore un peu en construction), ouverture de ma base de données sur le milieu de l'édition; éventuel fanzine projeté, éventuel revue basée sur ce même fanzine projetée*

Publications
Deux écrits ont été publiés dans la revue ...Lapsus de l'université Laval à Québec, une nouvelle dans le fanzine Katapulpe; de plus en plus d'articles sur Culture Volubile (c'est une fierté de pouvoir vous transmettre plus régulièrement mes événements coups de coeur et enjeux de société me préoccupant - Note du 16 janvier 2016 : Culture Volubile était l'un de mes anciens intitulés pour ce blogue (Tout en Syreeni)).

*Ces projets sont au stade embryonnaire, les possibilités de réalisation iront selon mes disponibilités, les logiciels que je pourrais me procurer et que je devrais étudier pour les mises en page et la bonne volonté de ceux et celles qui en seraient intéressés.   



EN DEUX MILLE ONZE
Une nouvelle année va commencer




Cette nouvelle année s'avéra décisive pour mes qualités d'auteur et d'écrivain. Je termine mon Baccalauréat en Études Littéraires cet hiver. Je me retrouverais donc avec plus de temps que d'habitude pour mes travaux personnels d'écriture, libérée de mes contraintes scolaires. En plus d'avoir appris ma leçon concernant les jeux d'ordinateur qui n'en finissent plus de me faire perdre mon temps. Leçon qui a provoquée un raz-de-marée au cours de la dernière session; que j'ai survécu en me noyant presque.

Tout ce que je peux vous avancer pour le moment est la régularité que prendra ce blogue, vue les actions possibles que j'ai déniché tout récemment derrière les ficelles de Blogger. Et grâce aux commentaires-critiques que je laisserais sur CôtéBlogue d'Archambault. Sans compter les éditions de nouvelles créations pour la revue ...Lapsus, la rédaction d'un article pour une revue scientifique (je m'y essaye), et des soumissions de fictions/critiques pour des revues et fanzines. J'en ai tant sur mon bureau que je me manquerais pas de travail.

Pour mon projet de fanzine-revue, il sera laissé de côté, le temps que je m'habitue à ma nouvelle routine, et que peut-être, des intéressés se manifestent.