Bio

Femme de lettres, artiste visuelle et conceptrice, chroniqueuse culturelle passionnée de la vie/du vivant, promotrice d'événements, de moments mémorables ou anecdotiques, émerveillée par les richesses artistiques de son Québec natal.




« Tout le monde peut trébucher, se fourvoyer, sans être perdu pour autant » - Professeur Charles Xavier

« Les êtres d'exception ne respectent pas les règles. Ce sont eux qui les réécrivent » - Katniss Everdeen

« Qui ne dit mot, consent » - Proverbe

« La vie d'un individu a un sens seulement si elle contribue à rendre la vie de tous les êtres vivants plus noble et plus belle » - Albert Einstein

« Le temps est sans importance. Seule la vie est importante » - Le 5e Élément

« La victoire à plusieurs pères, mais la défaite est orpheline » - Anonyme

« En garde, si tu ne te rends pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !» - Le Bossu

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¤ Horaire des parutions ¤

« Deux billets par semaine. Généralement le mardi, vers midi et le vendredi, en soirée. »

Merci de votre attention.

Crédits

Les différents intitulés de mes gadgets/textes informatifs ont été créé comme logo à l'aide du site générateur de logo Cooltext.
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jeudi 3 décembre 2009

Salon du Livre, Expozine & écriture

    Le temps passe vite. Je n'ai pas pu faire mon compte rendu du mois de novembre qu'on est déjà en décembre. La saison morte ne me rend, pour le moment, ni lasse, ni indifférente. Surtout que les rares précipitations de neige n'ont pu laisser leurs traces suffisamment longtemps pour que nous nous en plaignons.


     J'ai participé à deux Salons du livre : un très grand (Le Salon du Livre de Montréal) et un très petit (Expozine). Deux salons où les passions et intérêts fourmillent, s'emmêlent, s'embêtent.

    D'abord, Expozine est un salon (événement) destiné à promouvoir les petites publications indépendantes, souvent très marginales (généralement des fanzines) et quelques revues de littératures (comme cette année Biscuit Chinois et l'an passé, Brins d'Éternité et Katapulpe),des illustrateurs de bandes dessinées ou d'arts visuels, des artisans du petit art : couture, poupée de chiffons, breloques en tout genre, tricot, tatouages, etc. Le salon ne se limite pas à la littérature seule. Pour concevoir un fanzine ou une revue, se cache derrière toute une équipe. Celle-ci est divisée en « section », soit un groupe du côté littéraire, certes (corrections, mise en page) et un groupe, au minimum, pour sa conception graphique, ses illustrations, ses choix de couleur, de papier. Tout un monde insoupçonné se dissimule à l'arrière de la parution qui est le fruit de leur collaboration.
    Expozine en était à sa huitième édition. Les artisans qui s'y trouvaient sont principalement anglophones. Toutefois, les artisans francophones y ont, malgré tout, leur place. Le lieu où se il déroule est peut-être curieux - dans un sous-sol d'église, mais il permet que toute sorte de générations se côtoient, autant des enfants que des personnes de l'âge d'or, autant des intellectuels que des artistes. J'ai su que ce salon se tenait tout juste une semaine avant son ouverture. Par chance que je ne suis pas encore occupée au point de ne plus pouvoir organiser mes petites sorties et découvertes quotidiennes de notre chère culture québécoise. 
 
    Ensuite, le Salon du Livre de Montréal. J'y suis allée une seule fois, une première journée pour me promenant çà et là et une deuxième pour voir des personnes précises. La première journée était l'idéale : un vendredi. Il y avait de l'espace, de l'air, peu de gens, plus souvent des visiteurs portant un passeport que des visiteurs d'un jour. 
     Dimanche, ma seconde journée. Ce fut l'enfer. En entrant dans la salle principale, ma tête tourna vers la droite et aperçu (ma tête à des yeux!) tout au fond, dans le coin, contre l'escalier, le kiosque des éditions Alire et une ligne de monde qui grimpait tout un escalier et cheminait au deuxième, le long du balcon (mezzanine) sur au moins 10-15 mètres. Qui était à l'origine de cette foule d'admirateurs? Patrick Sénécal! Notre Stephen King québécois, dit-on!                                                 Je poursuivi mon chemin, essayant de me faufiler dans le flot de visiteurs — pas facile. J'espérais voir des maisons d'éditions auxquelles je n'avais pas eu la chance de jeter un oeil la première fois. Après une trentaine de minutes, je me suis désistée. Trop de monde!* J'ai rebroussé chemin. Je me suis rendu à ce palier entre-deux étages pour observer une bonne partie du Salon et réfléchir à mes prochaines destinations. Tiens! Pourquoi ne pas saluer Jonathan Reynolds? Il doit bien se trouver quelque part? me disais-je. Je repris ma route et le trouva à discuter avec un certain Michel J. Lévesque et Mathieu Fortin qui se préparait à changer de kiosque (pour une session d'autographes, dans une autre maison d'éditions). 
     J'ai été un peu lâche. J'aurais dû me présenter à monsieur Lévesque. Mais la gêne et mon « non savoir quoi dire » m'ont rendu silencieuse. Si au moins j'avais lu plus que deux nouvelles (soit dit en passant, excellentes (qui m'ont donné envie de le connaître davantage et de le glisser subrepticement parmi mes auteurs/écrivains québécois préférés), j'aurais eu plus de jugeote et été plus loquace. J'espère pouvoir me reprendre, une prochaine fois. 8-S


*Oui, il y avait du monde, mais pas toujours pour des raisons honorables. J'ai lu des articles de compères journalistes et chroniqueurs-web qui avaient la même opinion que moi : les visiteurs préféraient aller voir des starlettes éphémères de la littérature, comme Christian Béguin (ancien comédien) ou Guy Lafleur (ancien joueur de hockey) ou encore, monsieur Angélil (mari et imprésario d'une certaine Céline Dion...) que de voir les auteurs et écrivains de métier. Par exemple, aucune ligne ou presque ne s'étirais devant Michel Tremblay. Ça fait des années qu'il publie, des années que ses livres se trouvent dans les tops de vente et pas un chat pour aller le voir et discuter avec lui dans le cadre du plus grand Salon du Livre d'Amérique. Eh ben!


   Dans un autre registre, durant le mois de novembre, il y a eu le lancement du dernier Brins d’Éternité qui était sympa (la gang s’est séparée subtilement en deux groupes et je pense sincèrement, ne pas m’être retrouvée dans le bon pour parler avec les autres), mais qui manquait cruellement de place.


     Côté écriture, j'ai plusieurs projets entre les mains et pratiquement aucun de terminé. J'ai travaillé sur un texte pour Main Blanche qui avait un début et une fin, c'est à son développement que j'ai bloqué. Bizarre. Pour me changer les idées, j'ai voulu écrire un texte pour le nouveau thème de Katapulpe. Un travail intéressant que j'ai décidé de poursuivre après la fin de ma session automnale (la date de tombée est le 30 janvier, j'ai l'temps). Puis, en moins de temps qu'il en faut pour le dire, un nouveau texte a jailli sous mes doigts pour Main Blanche. Cette fois, libre de sujets, quoique… Finalement, il s’est retrouvé une fois de plus trop long pour la publication. Je ne désespère pas. J’ai pensé le soumettre pour Biscuit Chinois, mais ne l'ayant pas travaillé et retravaillé suffisamment, un autre texte, déjà terminé, a été proposé. Le même que pour mon concours littéraire, mais avec quelques détails en plus (la limite de 500 mots n'existant plus). 


     Beaucoup de péripéties, donc, en novembre, et peu de temps pour accomplir mes petites affaires de littéraire. Comme d’habitude. C’est la vie.

Note


À l'origine, ce billet était paru sur mon ancien blogue tour à tour intitulé « Culture volubile », puis « Les Arts de Syreeni ». Je le réédite parce que je trouve son sujet intéressant et je ne veux pas qu'il tombe dans l'oubli.